Les mots de l’hiver
Gorge, rhume, fièvre, nez qui coule, tous les mots qui reviennent dès les premiers frimas pour les maux d’hiver ! Comment les soigner et comment les différencier ? Par le bon sens et les remèdes de grand-mère ou par des traitements efficaces et novateurs ? Il y a les 2 ! À utiliser avec discernement et Pharmélia vous donne des petits trucs en plus, pour cet hiver, cela devrait le faire !

Sinusite
C’est la douleur faciale et la sensation de pression dans la zone des sinus qui est caractéristique de la sinusite. On n’a plus d’odorat et souvent une légère fièvre. Le tout est accompagné de sécrétions purulentes qui en cas d’infection bactérienne peuvent nécessiter une prescription d’antibiotiques après consultation médicale.
Comment ça marche ?
la muqueuse des sinus est enflammée à cause d’une infection virale ou bactérienne, elle enfle ce qui obstrue les sinus. Le mucus n’est alors plus drainé normalement vers le nez et, dans ce milieu fermé, les microbes se multiplient librement.
Mon Pharmacien me conseille
Il faut aider à l’évacuation des sécrétions nasales : se moucher, boire beaucoup d’eau, utiliser un humidificateur, inhaler de la vapeur ou une solution saline (avec aussi des huiles essentielles) pour liquéfier les sécrétions et soulager les sinus. Boire abondamment, éviter les changements de températures et l’air froid et sec.
Rhume ?
C’est souvent le premier mot ! Chaque année, en moyenne, un enfant attrape 6 fois le rhume, un adulte 3 fois et la personne âgée dont l’organisme est immunisé 1 seule fois. Vous connaissez tous les débuts du rhume tête lourde, éternuements intempestifs, nez qui coule, maux de tête.
La vitesse des postillons avoisinent les 200 km/h ! donc évitez d’éternuer devant des autres personnes car les virus atteindraient sûrement leur cible.
Comment ça marche ?
Vous dormez mal et vous « attendez que cela passe » Mais souvent, après la « phase sèche », les sécrétions s’épaississent, et votre rhume « descend », contaminant votre gorge et vos poumons par les quelques 200 virus qui le compose. Et cela déclenche d’autres maux : laryngite, trachéite ou bronchite, angines ou otites.
Eau de mer iso ou hyper ?
L’eau de mer isotonique a la même concentration de chlorure de sodium (sel) que le sérum physiologique mais apporte en plus des oligo-éléments qui ont une action anti-infectieuse (par le cuivre), anti-inflammatoire (par le manganèse) et stimulante de l’immunité (par le soufre).
L’eau de mer en solution hypertonique par contre (seulement à partir de 6 mois pour les enfants) est très concentrée en sel et favorise la décongestion nasale par effet d’appel d’eau. Cela convient aux nez bouchés. L’inconvénient est leur effet d’irritation et son utilisation doit se borner à quelques jours et n’est pas conseillée en prévention des rhumes.
Évitez aussi d’utiliser le spray nasal d’une autre personne pour ne pas propager les germes. Par sécurité, nettoyez l’embout à l’eau chaude ou à l’alcool après chaque utilisation.
Mon Pharmacien me conseille
Une utilisation abusive des nébulisateurs contenant des vasoconstricteurs peut provoquer des effets rebonds avec congestion nasale voire des pertes d’odorat. Un médicament même à usage externe reste un médicament. Suivez les posologies indiquées et les conseils de votre pharmacien.
Grippe, le fléau
Rien à voir avec le rhume ! L’attaque de ce virus est brutale sur plusieurs fronts, frissons, fièvre, maux de tête, courbatures, douleurs musculaires et cela va durer 5 à 6 jours et ensuite disparaître sans traitement particulier. Mais, par contre cela peut dégénérer chez les personnes fragiles, en bronchite et pneumonie.
Vous le savez les antibiotiques sont inefficaces face aux virus de la grippe, sauf s’il y a une surinfection (les antibiotiques sont utiles face aux bactéries) ; par contre, il existe des traitements antiviraux permettant de diminuer la durée d’un épisode grippal, à condition cependant de les prendre dès les premiers symptômes.
Comment ça marche ?
Le virus pénètre dans l’organisme par voie aérienne. Il reste entre 4 à 10 jours présent chez la personne grippée puis disparaît ensuite. Sa force est exaltée par les passages répétés d’une personne à l’autre lors des épidémies.
Mon Pharmacien me conseille
Le virus de la grippe changeant chaque année de structure, une nouvelle vaccination est nécessaire. Le taux de protection vis à vis de la maladie est proche de 100 %. Par contre, le vaccin grippal ne protège pas contre un rhume, une angine, une bronchite…
Mal de gorge, aïe !
Cela gratte, cela pique, cela brûle, votre gorge vous fait mal et vous avez du mal à avaler. Si vous avez de la fièvre : c’est une infection des amygdales. L’angine peut être rouge ou blanche (avec de petites taches blanches). Si vous avez juste mal, sans fièvre ni ganglions ni écoulements, ce n’est peut-être qu’une inflammation du pharynx, situé au-dessus de la gorge, et due à un virus, appelé pharyngite. Votre voix est changée cela peut être une laryngite.
Comment ça marche ?
En cas d’angine (fièvre et ganglions) il faut bien discerner une angine virale ou bactérienne (10 % à 20 % des cas) car le traitement n’est pas le même. Pour le savoir il existe un test diagnostique rapide (Streptotest TDR) permettant de mettre en évidence les angines à streptocoque ; votre médecin peut différencier une atteinte virale et bactérienne avec certitude, et prescrire un antibiotique spécifique.
Mon Pharmacien me conseille
En cas d’inflammation simple des collutoires, des pastilles et des pâtes, traitements locaux qui doivent être pris loin des repas et plusieurs fois par jour.
En cas de fièvre, consultez le médecin.



