Calmer la douleur

Les progrès dans le traitement de la douleur ont été immenses ces dernières années mais surtout les mentalités ont évolué : la douleur n’est plus une fatalité. Elle doit être gérée dès ses premiers signes pour le confort et le respect des malades.

Douleurs légères

Contre les douleurs les plus courantes, les médicaments analgésiques sont très efficaces. On définit aujourd’hui trois niveaux de médicaments analgésiques : Contre les douleurs légères à modérées (niveau I), ce sont essentiellement l’aspirine, le paracétamol et les molécules anti-inflammatoires (ibuprofène) qui sont concernées. Elles sont en vente libre et en automédication.

 

Le paracétamol est l’un des antalgiques les plus couramment utilisés. Il peut être pris par les femmes enceintes et les enfants mais attention, un surdosage en paracétamol peut être toxique pour le foie (soyez attentif et faites vous conseiller car le paracétamol est présent seul ou en associations dans de nombreux médicaments). L’aspirine et les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) agissent principalement en inhibant la production d’hormones (tels que les prostaglandines) qui interviennent dans la transmission du message douloureux.

 

L’ibuprofène, le succès

Ils peuvent être pris en traitement de courte durée (pas plus de 5 jours). Ils sont contre-indiqués en cas d’allergie aux AINS et à l’aspirine, d’ulcère gastrique ou duodénal, de maladie grave du rein, du foie et du cœur et à partir du sixième mois de grossesse et durant l’allaitement. Là encore l’accompagnement de votre Pharmacien en relation avec vos traitements est indispensable.

 

Évaluer la douleur

Des échelles et questionnaires d’évaluation existent permettant d’orienter le traitement analgésique prescrit et d’en évaluer l’efficacité. Les échelles sont de différentes sortes, définies par le patient soit par des mots, soit des nombres. Les échelles les plus sensibles et les plus fiables sont les « réglettes douleur » : ce sont des échelles visuelles analogiques, où le malade indique, le long d’une droite qui figure l’intensité de sa douleur, la position qui correspond le mieux à ce qu’il ressent.

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