Le bonheur est dans la Nature

Redécouvrir une Nature « sauvage », s’y plonger, la respecter et l’intégrer
en se détachant des contraintes sociales, en surmontant ses peurs, est un grand pas vers le bien-être moral
et physique et la sauvegarde de notre santé. Profitez de l’air frais des montagnes, de l’ivresse des embruns, du silence de la campagne, en respectant cet environnement… le bonheur est au bout du chemin.

Un effet « Nature » indéniable sur nos sens

Nous sommes six milliards sur terre qui essayons de trouver le bonheur. Il est prouvé que la verdure adoucit les yeux, que la douceur des sons et des odeurs provenant de la nature relaxe le cerveau et favorise la détente. Notre santé est effectivement améliorée lorsqu’on est en contact avec un environnement naturel et les symptômes de la dépression, conséquence d’une surcharge de stress, sont diminués.

Ainsi, les plantes, les arbres, les cours d’eau, les animaux et l’air frais ont un effet positif sur nos sens, et sur notre corps. Aujour-d’hui, cependant, nous sommes de moins en moins en symbiose avec la nature. En effet, les villes ne cessant de grossir, les infrastructures de béton empiètent de plus en plus sur nos campagnes, sur la verdure. De plus, nous passons beaucoup plus de temps au travail qu’auparavant, devant nos ordinateurs ou la télévision, enfermés dans des bâtiments, exposés à une lumière artificielle et respirant l’air recyclé des climatiseurs.
Il est temps de faire une pause nature et de retrouver les sensations ancestrales bénéfiques du retour à la terre pour se ressourcer.

Marcher nous apaise

Marcher en campagne, en montagne, de l’océan, et observer la Nature : regarder les arbres en fleurs, écouter le chant des oiseaux, respirer le parfum de l’humus et de la Terre, laisser son corps recevoir les odeurs et les couleurs !
Même citadins, il n’est pas nécessaire de partir loin, nous pouvons aller marcher dans un parc, au bord d’un lac, ou faire quelques kilomètres pour passer une journée dans un lieu à la campagne. Une heure de marche peut suffire à prendre du recul avec notre quotidien, et nous sentir apaisés et renouvelés. C’est aussi l’occasion d’admirer une faune et une flore unique, et de la montrer « en vrai » à ses enfants.

L’ exercice physique nous permet de lutter contre l’ankylose et l’ostéoporose et contribue au développement musculaire harmonieux. Il nous permet aussi de brûler l’excès de graisses et de sucre qui encombre notre organisme. En brûlant les graisses du sang, il abaisse le taux du « mauvais » cholestérol (L.D.L. et triglycérides) et augmente celui du « bon » cholestérol H.D.L., protecteur de nos artères. Il augmente le débit cardiaque et régularise la tension artérielle.

L’exercice en plein air

La sédentarité et l’évolution de notre mode de vie sont aujourd’hui la cause de nombreux troubles de santé. Marcher, bouger c’est un plaisir mais c’est aussi une arme redoutable contre le stress et un catalyseur de joie et de vitalité ! L’activité physique intense provoque en effet la libération d’endorphines, des neurotransmetteurs qui procurent une sensation de bien-être et de détente et la fabrication d’endorphines peut être augmentée jusqu’à cinq fois la quantité normale !

Cela assure un meilleur équilibre nerveux, aide à lutter contre le stress et à se libérer de l’excitation et un sommeil de bonne qualité, profond et réparateur est facilité. Il stimule l’immunité anti-infectieuse et s’accompagne d’une augmentation des lymphocytes et des granulocytes, ainsi que de l’interleukine, médiateur chimique de la stimulation des cellules immunitaires.

Respirer à pleins poumons l’air pur

Plus notre respiration est ample, profonde et calme, mieux nous nous sentons. L’exercice augmente la ventilation et le drainage des sécrétions bronchiques et sinusiennes, et lutte contre l’obstruction nasale si fréquente chez ceux qui passent la plus grande partie de leur temps dans des pièces trop chauffées, trop sèches, parfois enfumées.
Partir à la montagne, c’est s’offrir de l’air pur aux vertus énergisantes. En effet, plus nous grimpons en altitude, moins l’oxygène est présent dans l’air et contrairement à ce que l’on pourrait penser, c’est excellent pour notre organisme !

Puisqu’il a moins d’oxygène disponible, le corps compense en augmentant notre taux d’hématocrite, c’est à dire les globules rouges dans le sang et cela a un effet dopant !
On se sent alors beaucoup mieux et on rentre avec un corps plus résistant. Plus l’altitude est élevée, plus les bienfaits de la luminosité sur notre organisme et sur notre moral sont accentués comblant ainsi notre manque en vitamine D.

Se vivifier à la mer

En bord de mer, l’altitude est au niveau zéro avec une pression atmosphérique maximale en oxygène. Cet air est chargé d’embruns, riches en ions négatifs, excellents pour la santé. Il en résulte une amélioration du fonctionnement cardio-vasculaire et une meilleure assimilation des vitamines. En se décomposant, les algues libèrent de l’iode et en bord de mer, sa concentration dans l’air est plus dense que partout ailleurs. Il s’agit d’un véritable stimulant que l’organisme stocke grâce à la thyroïde.

L’eau de mer est un ensemble très riche et complexe et prendre des bains est très bénéfique. En se baignant, on absorbe des oligoéléments indispensables. On flotte aussi plus facilement dans l’eau salée, ce qui permet des mouvements en légère apesanteur et cela est idéal pour les articulations fragiles et les séniors. Enfin, la fraîcheur de l’eau entraîne une contraction des vaisseaux avec un double bénéfice : une amélioration de la circulation veineuse et une sensation de détente.

Déstresser à la campagne !

L’air des villes est plus pollué mais aussi plus chargé en microbes que l’air de la campagne or une réduction de la concentration dans l’air de particules fines de 10 microgrammes par mètre cube est associée à un accroissement de l’espérance de vie de 0,6 année en moyenne ! Une activité dans un espace vert est l’endroit le plus favorable pour notre santé. La ville monopolise notre attention et épuise notre cerveau. La plupart des balades dans la nature présente des stimulis qui attirent notre attention de façon involontaire mais douce. En ville, en revanche, les stimulations automatiques sont nombreuses et brutales.

La présence d’arbres ou de prairies favorise les sentiments positifs et réduit les frustrations, les colères et le stress. Quant aux parcs publics, ils sont des lieux de convergence sociale et encouragent de cette manière l’intégration. Les enfants hyperactifs se concentrent plus facilement après avoir joué en plein air, et plus leur aire de jeux est verte, plus leurs symptômes s’espacent.

Petit mémo écolo des vacances Nature

– Privilégier les vacances peu éloignées et les déplacement non polluants.
– Opter pour une conduite éco-responsable : rouler moins vite,
modérez la climatisation, gonfler ses pneus, évitez les galeries sur la voiture, couper le moteur à l’arrêt.
– N’allumez pas de feu de forêt.
– Ne pas prélever les espèces sauvages de fleurs.
– évitez de toucher aux petits des animaux qui, une fois imprégnés de votre odeur, pourraient être abandonnés par leurs parents, les livrant à une mort quasi certaine.
– Enfin, ramener un animal appartenant à une espèce protégée peut vous coûter jusqu’à 9 000 euros d’amende et 6 mois de prison !
– Suivre les sentiers balisés pour éviter de détruire la flore et d’apeurer les animaux.
– Utiliser des gourdes plutôt que des bouteilles et des canettes.
– Maintenir la propreté d’un site.
– Fumeurs, ne laissez plus vos mégots.
– Proscrire les activités motorisées et bruyantes (un scooter débridé passant de nuit à Paris réveille environ 100 000 personnes…) dans les lieux publics.
– à la plage, conserver ses détritus pour les poubelles Chaque année, les déchets en plastique provoquent la mort d’un million d’oiseaux, de 100 000 mammifères et d’un nombre incalculable de poissons.
– à l’étranger, ne pas acheter bijoux fabriqués en ivoire ou en écailles de tortues interdits à l’importation en Europe. Ne pas acheter des souvenirs fabriqués à partir d’animaux : coquillages, étoiles de mer, hippocampes qui entretiennent une activité destructrice pour leur habitat et leur survie.

842 millions de voyages ont été effectués dans le monde l’an dernier et le nombre de voyages internationaux devrait atteindre 1,5 milliard en 2020