Chez vous, vous êtes en danger !

La pollution de l’air à l’intérieur des maisons est de plus en plus suspectée d’être la cause des allergies, asthme, cancer, leucémies et tumeurs qui ont progressé ces dernières années. Nous passons en effet 80 % de notre temps dans nos foyers et sommes donc exposés à tous les polluants qui y résident. Analyse de cet ennemi invisible et moyens de lutter contre lui !

Des habitations plus polluées qu’avant

Autrefois, la ventilation des maisons se faisait naturellement par des infiltrations d’air dues le plus souvent au manque d’étanchéité des portes, des fenêtres. Mais de nos jours, les constructions sont devenues étanches et le renouvellement de l’air se fait en principe par des systèmes de ventilation mécanique (la VMC), hélas souvent insuffisants ou mal entretenus, ou carrément absents. Aussi la pollution intérieure par les produits chimiques est une réalité.

Les effets de cette pollution sont nombreux et vont de la simple irritation de nos muqueuses ou stimulation sensorielle à des effets beaucoup plus graves qui peuvent toucher le système respiratoire aussi bien que le système nerveux ou le système gastro-intestinal. Certains polluants chimiques sont même classés dans la catégorie des substances cancérigènes. De plus, il peut y avoir une synergie des effets lorsque plusieurs polluants sont en présence. Quant à la durée d’exposition, elle est bien supérieure au temps passé à l’extérieur.

Beaucoup de matériaux n’existaient pas auparavant, le mobilier en bois était naturel et non traité, les colles et plastiques n’avaient pas le monopole, les produits d’entretien restaient basiques, et nous n’avions pas l’obsession d’une maison parfumée artificiellement. En dehors des progrès apportés par ces nouveaux matériaux à notre confort quotidien, la prise de conscience du public et des instances gouvernementales des effets de la pollution de l’air intérieur sur notre santé est tout à fait récente et demeure encore très faible.

Quels sont les produits incriminés ?

– Le monoxyde de carbone est un gaz toxique résultant d’un chauffage mal entretenu et qui provoque chaque année 200 morts et à faible dose provoque fatigue, vertiges, maux de tête.

– Le dioxyde de souffre S02 qui provient de la combustion du charbon et du fioul.

– Les hydrocarbures (styrène, benzène, xylène…) présents dans la majorité des produits de construction, d’ameublement, les colles, vernis, isolants et peintures dont les effets peuvent être très nocifs pour la santé en provoquant notamment des problèmes respiratoires, neurologiques ou à hautes doses des cancers.

– Les composés organiques volatiles, COV et formaldéhyde, substances chimiques qui se volatilisent à la température ambiante sous la forme de gaz incolore. Ils peuvent se retrouver pendant des années dans les habitations et la dégradation des matériaux peut en aggraver les effets nocifs.

80 % des logements ont une teneur en formaldéhyde de 5 à 50 fois supérieure à celle de l’extérieur ! On les retrouve dans des matériaux de construction, décoration, isolation, peintures vernis, colles, vitrificateurs, produits d’entretien : nettoyage, désodorisants, détachants, insecticides, bougies parfumées, déodorants, laques, matériaux d’isolation.

– Le formaldéhyde est un polluant domestique pouvant aggraver des réactions allergiques ou provoquer des phénomènes inflammatoires au niveau du nez des bronches et des yeux : ainsi, rhinite, asthme et conjonctivite peuvent apparaître ou être aggravés par cette substance.
On retrouve le formaldhéhyde, dans la fumée de cigarette qui est le premier polluant de nos habitations !

– Les produits ménagers représentent une source importante de pollution intérieure comme la lessive, les produits pour la vaisselle ou le lavage du sol qui peuvent contenir du chlore, du triclosan, des parabènes, des phosphates.

Les « bios contaminants » sont présents dans les habitations sous forme d’allergènes véhiculés par les animaux domestiques et d’acariens (êtres vivants microscopiques) qui se développent dans les espaces humides et poussiéreux. Les bios contaminants peuvent provoquer chez les personnes allergiques de l’asthme, des conjonctivites, des rhinites…

Il y a des solutions…

La ventilation dans une maison assure un apport d’air neuf, donc en principe moins pollué, contribue à l’hygiène de vie des occupants en évacuant les odeurs, les polluants chimiques émis par les matériaux et les combustions et enfin évite une humidité intérieure trop élevée. Un grand bol d’air reste donc le meilleur remède contre la pollution intérieure. Pour faire respirer l’habitation, il faut l’aérer et la ventiler quotidiennement au minimum 30 minutes à toutes les saisons de l’année, hiver comme été.

Préférez les peintures à faible teneur en COV et le bois naturel au bois aggloméré. Évitez d’acheter trop de produits différents pour l’entretien. Entretenez les appareils à combustion et nettoyez les grilles et les bouches d’aération et bien sûr ramonez les conduits de cheminées une fois par an. Attention, une humidité élevée aggrave la concentration des polluants ; le degré d’hygrométrie ne doit pas dépasser 40 à 45 % environ.

Il existe des produits ménagers moins polluants et moins coûteux qui peuvent représenter une alternative comme le vinaigre blanc, le bicarbonate de soude, le jus de citron, le savon noir.

Pour les « bio-contaminants », il faut régulièrement brosser et toiletter les animaux domestiques. Quant à la lutte contre les acariens elle doit commencer par une réduction de l’humidité dans la maison, la diminution de la poussière et un nettoyage régulier de la literie.

Certaines plantes vertes auraient la capacité d’assainir l’air intérieur : la misère pourpre (Tradescantia pallida), le lierre anglais (Hedera Helix), l’asperge de Spenger (Asparagus densiflorus), l’Hemigraphis alternata et l’Hoya carnosa.

Un décret sur l’étiquetage

À compter du 1er janvier 2012, les produits polluants mis sur le marché à cette date auront une étiquette qui indiquera clairement le niveau d’émission du produit en polluants volatils. Cela permettra aux consommateurs, fabricants et prescripteurs de choisir sur un critère prenant en compte la qualité de l’air intérieur :
– A+ : très faibles émissions
– A : faibles émissions
– B : émissions d’intensité modérée
– C : fortes émissions

Connaître l’ennemi pour le combattre

Savez-vous quel est le niveau d’allergènes dans votre maison ou votre bureau ?
Comment savoir si vous êtes exposé ou contaminé par les pesticides ?

Désormais il est possible au grand public et à chacun d’entre nous de connaître précisément comment et
à quel niveau notre appartement ou notre bureau sont pollués grâce à des tests vendus en pharmacie et élaborés par le laboratoire Kudzu Science.
Site internet www.kudzuscience.com

Interview Claude Didierjean Cofondateur de Kudzu Science

Parlez-nous de Kudzu Science ?

Nous sommes un laboratoire d’analyse qui a lancé un concept du Home testing avec des kits d’analyse simples, fiables et abordables, pour mesurer chez soi les composants toxiques de notre environnement.
Grâce à ces kits, le grand public peut détecter, mesurer et évaluer. Les tests sont simples à effectuer pour savoir si l’air de sa maison, ou de son lieu de travail est sain, ou si son organisme porte des traces de substances néfastes comme des pesticides. Le particulier réalise lui-même des prélèvements selon un protocole précis et simple puis l’envoie en un second temps à notre laboratoire spécialisé qui analyse et mesure les substances présentes dans le prélèvement. Un compte rendu très détaillé est établi, permettant d’agir pour limiter la présence de telles substances chez soi. Le Pharmacien est là pour prendre connaissance avec le patient de ces résultats et l’accompagner dans les mesures de prévention par rapport à sa pathologie. Il y a une gamme de tests « Environnement intérieur » pour l’analyse des allergènes (acariens allergènes de chat et chien) et des polluants chimiques. Et puis une gamme « Santé et Bien-Être » pour la mesure des pesticides grâce à l’analyse des cheveux.