Les bleus de l’été

Il y a le bleu du ciel, le bleu de l’euro mais il y a aussi le bleu des bobos et traumatismes des jeux de l’été. Vacances et soleil nous invitent à des découvertes sportives et des jeux inédits dans des terrains inconnus. À la découverte de cet univers en bleu pour prévenir et soigner avec discernement.

group of friends playing soccer on the beach

Parlons vocabulaire !

Provoqué par un traumatisme le bleu est en fait une ecchymose, l’hémorragie se faisant en surface de la peau.
Les hématomes sont des épanchements sanguins qui se produisent à l’intérieur d’un organe, dans la paroi d’un muscle ou de l’abdomen.
Ces traumatismes sont douloureux, virent au vert puis au jaune et peuvent apparaître après le choc. Les pétéchies, plus rares révèlent un problème sanguin soit de circulation, soit de plaquettes sanguines… Ce sont de très petites lésions rouges indolores, apparues surtout sur les jambes sans qu’il y ait eu de traumatisme.

Il y a bleu et bleu

Nous avons tous eu droit aux bleus qui marquent nos fronts ou nos jambes suite à un match de foot un peu chahuté, ou une chute.

Les bleus spontanés

Certains bleus apparaissent spontanément sur la peau, sans coup ou après un petit choc très minime. Et dans ce cas un examen sanguin s’impose chez votre médecin.
En effet cela peut être dû à une baisse des taux des plaquettes, de petites cellules qui servent à la coagulation du sang. L’origine peut être une maladie auto-immune, une prise de certains médicaments ou bien une maladie du sang.

Si les plaquettes sont tout à fait normales dans leur présence et leur composition, alors il peut s’agir d’un problème veineux. En effet, si la paroi des veines est fragilisée, les petites veinules sont sensibles au moindre choc et peuvent éclater.
Il faut consulter votre médecin généraliste ou un spécialiste phlébologue qui vous prescrira des veinotoniques et des bas ou collants de contention. Il vous conseillera également de respecter des règles hygiéno-diététiques (éviter les stations debout, les sources de chaleur, pratiquer une activité physique…)

Les bleus dus aux coups

Ce sont surtout les enfants qui subissent ces petits traumatismes et les périodes les plus favorables sont bien sûr les vacances en plein air où les dangers ne manquent pas?: vélo, randonnées, rollers, glissades, escalades etc…

En cas d’hématomes et de bosses il faut surtout être attentif à l’importance du traumatisme et à sa localisation corporelle. Une consultation s’impose pour tout choc à la tête. Il faut bien sûr
éliminer tout risque de fracture, (est-ce-que pieds, doigts, mains, orteils concernés bougent facilement ?). Les personnes âgées et les enfants doivent être surveillés particulièrement.

Des bosses partout

Elles sont impressionnantes, et sont la conséquence d’un choc direct et violent sur une partie osseuse (crâne, clavicule, coude, main, genou, tibia, pied…)
En cas de bosse sur le crâne, attention à une perte même brève de connaissance, des vomissements ou des maux de tête qui justifient une consultation immédiate.

En cas de bosse sur le tibia, il faut bien vérifier l’absence de fracture surtout dans sa partie inférieure. Une radiographie est recommandée. Il en va de même pour la clavicule.

Vaccin anti-tétanique

La primo-vaccination des nourrissons comporte depuis 2013 deux injections à l’âge de 2 et 4 mois, suivies d’un rappel à l’âge de 11 mois. Les rappels ultérieurs se situent à 6 ans, entre 11 et 13 ans, à 25 ans, à 45 ans, à 65 ans puis tous les 10 ans.

Traiter vite

Il faut appliquer très rapidement du froid sur le coup pendant 10 mn. Des réfrigérants sont très pratiques comme Physiopack®, ou à défaut de la glace ou des compresses d’eau froide. Le froid provoque la constriction des vaisseaux et limite la diffusion du bleu. Ensuite, masser doucement avec une pommade contre les coups.

Vive l’arnica !

L’Arnica Montana, connue pour ses vertus anti-ecchymoses, anti-inflammatoires et analgésiques, est le principal traitement des bleus et des bosses. On trouve l’arnica sous différentes formes :

  • en granules : Arnica 9CH, 5 granules à répéter 3 ou 4 fois par jour (espacer au fur et à mesure de l’amélioration). À glisser dans votre sac, notamment si vous pratiquez une activité sportive, ou si vous avez des enfants !
  • en gel : pour masser jusqu’à pénétration complète en renouvelant l’application une ou deux fois par jour ;
  • en comprimés orodispersibles : Arnicalme (arnica 9CH) qui se prennent en complément du gel durant la journée (plus pratique en ambulatoire).

Coupures et égratignures !

L’été le jardinage et les activités dans la nature sont souvent propices à de petites coupures ou égratignures. Après avoir éliminé toute urgence (plaies importantes, lésions au niveau de la face, des yeux, malaise…) on peut traiter ces plaies simples en respectant certaines règles. Tout d’abord vérifier qu’il n’y ait pas de corps étrangers.

Nettoyez !

Lavez soigneusement la plaie à l’eau et au savon ou au sérum physiologique (unidoses), du centre de la plaie vers l’extérieur. Appliquez un antiseptique avec une compresse. Pour éviter l’adhérence de la plaie, on utilisera un pansement absorbant ou mieux hydrocolloïde.

Le rôle important des plaquettes

Les plaquettes, aussi appelées thrombocytes sont des éléments retrouvés dans la circulation sanguine. Leur principale fonction est de déclencher la coagulation du sang lors d’une lésion vasculaire afin de stopper une hémorragie. On dénombre habituellement entre 150 et 400 milliards de plaquettes par litre de sang. Quand la numération est plus basse, il y a des risques hémorragiques plus importants. Au contraire, des taux trop élevés induisent un risque de formation d’un caillot dans la circulation sanguine.

Médicaments

Ne pas prendre n’importe quel médicament. En cas de douleur, préférez le paracétamol pour vous soulager, mais évitez l’aspirine et les anti-inflammatoires (comme l’ibuprofène). Ils affectent le travail des plaquettes sanguines, ce qui peut retarder la guérison. Si vous avez un problème particulier de coagulation, votre prise en charge est obligatoirement médicale.

Faire tenir un pansement

Enfin la solution ! Il existe des bandes cohésives destinées à adhérer sur elles-mêmes par simple pression, afin de réaliser des contentions ou des fixations de pansements. Elles ne glissent pas, réduisent les risques de macération, s’adaptent à toutes les parties du corps, sont sécables à la main dans les deux sens donc pratiques d’utilisation. Leur formule est sans latex ni phtalates.

Josette Prim

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